* Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

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Presse écrite.

Le Parisien (10/02/2007)

Royal et Sarkozy prévoient de dépenser 21,6 millions d'euros.

Ênquête.

S’ils sont au second tour, les deux poids lourds de la présidentielle dépenseront au maximum 21,6 millions d’euros chacun. Avec Internet et la flambée des coûts des meetings, la commission de contrôle aura du mal à surveiller les dépenses.

Très chère élection. Nicolas Sarkozy, dans une moindre mesure, Ségolène Royal ont déjà engagé d’énormes moyens pour la présidentielle. Meetings, tracts, affiches, sites internet. Rien n’est trop beau pour séduire de nouveaux sympathisants. D’après notre enquête (lire infographie en page 3), les socialistes ont ainsi privilégié les réunions participatives, l’impression de tracts et d’affiches et quelques rencontres ciblées avec les militants en province. L’UMP a lancé d’importants meetings et un affichage important à travers toute la France. «  Nous menons une campagne d’artisans ; Sarkozy, lui, profite d’une campagne de milliardaire », déplore Guillaume Peltier, numéro deux du mouvement pour la France, le parti de Philippe de Villiers.
Théoriquement, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ne disposent pas d’un chèque en blanc pour ce scrutin qui coûtera 5,50 euros par électeur. Légalement les candidats ne peuvent pas dépenser plus de 16 660 000 euros pour le premier tour et 21 594 000 euros s’ils accèdent au second. Le compteur de leurs dépenses en vue « d’obtenir des suffrages » s’est mis en marche le 1er avril 20065. Ceux qui auront obtenu plus de 5% au premier tour seront remboursés de leurs frais à hauteur de la moitié des dépenses avérées. La Commission nationale des comptes de campagne devra débusquer au terme du second tour toutes les astuces employées par les partis pour éviter de crever les plafonds légaux.

Comparer les factures

Les Socialistes ont condamné la double casquette de Sarkozy qui utilisait selon eux ses prérogatives de ministre de l’Interieur pour faire sa campagne de candidat. L’UMP a renvoyé l’accusation en direction de Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes. «  Les moyens de la collectivité ne peuvent être utilisées que pour elle seule et non à des fins éléctorales. Dans ce cas, on peut demander un remboursement » indique François Logerot, président de la commission des comptes de campagne. Difficile portant, pour les 33 agents de la commission, de toujours déterminer l’objet d’un déplacement, de se retrouver dans le maquis des comptes des candidats ou encore d’identifier l’origine de certains fonds. Des étudiants, recrutés spécialement, épluchent la presse pour vérifier le nombre de personnes présentes lors des rassemblements politiques et les moyens mis en place. Dans quelques mois, ces estimations seront comparées avec les factures présentées par les mandataires financiers des candidats. Un travail artisanal aux résultats improbables. « On envoie pas des espions aux meetings, souffle un membre de cette instance de contrôle, nous n’en avons pas les moyens. »
Les magistrats de la commission sont confrontés à un autre casse-tête : l’omniprésence d’Internet dans la campagne. Comment recenser tous ces sites partisans ? L’exercice apparaît impossible (lire ci-dessous). Sans reel moyens coercitifs, la commission se résignera à formuler des avertissements aux deux plus grosses écuries politiques (74 millions d’euros de trésorerie pour l’UMP et 45 pour le PS en 2004) pour éviter cette flambée des dépenses. Sans garantie que ces recommandations soient suivies...

François Vignolle et Marc Payet.

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