* Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

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Presse écrite.

AFP (30/11/2011)

Comptes de campagne : le PS attaque Sarkozy sur ses déplacements

Les socialistes ont attaqué mercredi Nicolas Sarkozy sur ses nombreux déplacements en province, qu'ils estiment être ceux d'un candidat en campagne et non d'un président en exercice, l'accusant de faire des "meetings payés par les contribuables". Objet de toutes les critiques du PS, le déplacement vendredi dernier sur le site de la centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme). Le chef de l'Etat, qui n'est pas encore officiellement candidat, y avait violemment attaqué le projet de la gauche de réduire la part de l'énergie nucléaire en France, agitant la menace d'une "vague massive de délocalisations".

Du coup, l'équipe de campagne de François Hollande a saisi la commission des comptes de campagne (CNCCFP) sur les frais de déplacement de Nicolas Sarkozy, jugeant qu'ils "relèvent d'actes de propagande", citant en exemple celui de la Drôme.

Dans un courrier à son président, François Logerot, le mandataire de François Hollande, Daniel Vaillant, et le président de la commission de contrôle financier du PS, Pascal Terrasse, ont demandé "s'il est légitime" que ces frais "soient assumés par le contribuable", et s'ils doivent ou non entrer dans le cadre des comptes de campagne.

Au cours du déplacement à Tricastin, accusent MM. Vaillant et Terrasse, "Nicolas Sarkozy a utilisé la tribune qui lui était offerte pour attaquer l'un de ses adversaires sur ses propositions relatives à la politique énergétique de la France"
"A cette occasion a par ailleurs été organisé le déplacement de nombreux militants du parti politique dont il est issu, sans que toute transparence ait été faite sur l'origine des fonds", poursuivent–ils.
"Outre un détournement des fonds publics et du pouvoir conféré par son statut présidentiel, la démarche de Nicolas Sarkozy paraît constituer une infraction à la législation électorale", ajoutent les deux responsables PS.
Cette offensive procédurale a été précédée dans la journée par plusieurs déclarations du même type de ténors socialistes. Invité de "Questions d'Info" LCP/France Info/Le Monde/AFP, Arnaud Montebourg a ainsi qualifié de "fraude à la loi" l'attitude de Nicolas Sarkozy. Le chef de file des députés socialistes, Jean–Marc Ayrault, a jugé, dans les couloirs de l'Assemblée, "inacceptables ces meetings payés par les contribuables".

Pour le président PS de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, quand le président de la République attaque un parti politique, "ce n'est pas le président de la République qui s'exprime, c'est le candidat et le candidat n'a pas à bénéficier des moyens de l'Etat".
"Le président préside, il préside depuis 2007 et ce n'est pas au Parti socialiste de l'empêcher de présider", leur a répondu la porte–parole du gouvernement.

Interrogée sur le coût du déplacement du chef de l'Etat prévu jeudi à Toulon, où il doit prononcer un discours sur la crise et l'Europe, Mme Pécresse a ajouté que "la présidence de la République a fait preuve depuis 2007 de plus de transparence sur le train de vie de l'Elysée qu'aucun autre gouvernement ne l'avait jamais fait".

"Pour nous, il est quasiment impossible de distinguer son activité de président de la République de celle de futur et encore éventuel candidat, dans la période actuelle", avait déclaré la semaine dernière le président de la CNCCFP, François Logerot, dans une interview à Libération.fr.
"Quant au contrôle des dépenses de la présidence de la République, seule la Cour des comptes est compétente pour les examiner, mais c'est un contrôle a posteriori", avait-il dit.

Jean–Louis PREVOST

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