* Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

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Presse écrite.

Les Échos (16/02/2012)

Ce que change l’entrée officielle en campagne.

La position de chef d'État officiellement candidat à sa réélection laisse des marges d'interprétation pour le décompte du temps de parole et les comptes de campagne.

Le décompte du temps de parole du chef de l'État est un casse–tête, qu'il soit officiellement déclaré ou non. Sous la pression de l'opposition puis du Conseil d'État, le CSA a décidé en 2009 de distinguer les interventions relevant de ses activités régaliennes et celles ayant un caractère partisan. Et, depuis le 1er janvier 2012, le CSA comptabilise les interventions de Nicolas Sarkozy en tant que « présumé candidat », par exemple lorsqu'il vante son bilan ou « expose des éléments de programme ». Un temps qui est imputé au candidat Sarkozy depuis hier. Sans trop de dommages jusqu'au 19 mars puisque, dans cette période, les télés et radios ne sont tenues que de respecter l'« équité » entre candidats, notion fondée sur la représentativité et la dynamique de campagne. À partir du 20 mars, l'égalité prévaut en revanche pour le temps de parole et, à compter du 9 avril, une stricte égalité s'applique aussi au temps d’antenne (qui englobe tous les éléments éditoriaux consacrés à un candidat ou à ses soutiens). C'est la raison pour laquelle, le chef de l'État a intérêt à faire ses plus grosses interventions télévisées avant le 20 mars.

Les comptes de campagne

Commentant par avance la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, le chef de file des députés PS, Jean–Marc Ayrault, y a vu un avantage « mettre fin » à l’utilisation de « l'argent de l'Élysée pour la campagne électorale ». Sauf que tous les déplacements du chef de l'État ne seront pas forcément imputés à son compte de campagne. Lorsqu'il déposera ses comptes à la CNCCFP, la commission chargée de les contrôler, le candidat Sarkozy ne sera tenu d'y inclure que ses initiatives destinées à « obtenir des suffrages » et pas ce qui relève des activités d'un chef d'État en exercice. La distinction est parfois tenue tant les exercices ont tendance à s'entremêler. Néanmoins, une fois le chef de l'État officiellement déclaré, ses initiatives sont plus facilement rattachables à la campagne électorale. Pour le premier tour de 2012, les candidats n'ont pas le droit de dépenser plus de 16,851 millions d'euros (22,509 pour le second tour), dont une petite moitié (47,5 % au maximum) sera remboursée par l'État. Mais les pouvoirs d'investigation de la CNCCFP sont limités et elle rend sa décision six mois après l'élection. Dans le cas de la présidentielle, elle peut invalider un compte (ce qui entraîne un non–remboursement par l'État), mais pas le scrutin.

Un nouveau QG

Nicolas Sarkozy doit se rendre samedi à son QG de campagne situé au 18, rue de la Convention à Paris. Une dizaine de conseillers quitteront l'Élysée pour s'y installer, notamment le directeur de campagne, Guillaume Lambert (jusqu'à présent chef de cabinet du président). Il sera rejoint par la « tête chercheuse » du programme, Emmanuelle Mignon. Mais, comme à chaque fois qu'un président sortant se représente, le vrai centre de pilotage de la campagne restera l'Élysée.

Elsa Freyssenet

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