* Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Passer la navigation.

Navigation.


Rapports d'activité de la commission

Fin de navigation.

Chemin parcouru :

 

Presse écrite.

Le Parisien (18/01/2008)

Les secrets des comptes de campagne.

VINGT CARTONS pour Nicolas Sarkozy, autant pour Ségolène Royal : pour la Commission nationale des comptes de campagne et du financement politique (CNCCFP), l'élection présidentielle 2007 n'a pas été de tout repos. Pendant six mois, les rapporteurs de l'avenue de Wagram à Paris (XVIIe), siège de la commission, ont passé au peigne fin factures et reçus de dons. Finalement, les comptes des douze candidats ont été validés.

« Aucun compte d'un candidat n'a été rejeté », a déclaré François Logerot, le président de la CNCCFP. Contrairement à 2002, où le Conseil constitutionnel avait rejeté les comptes de Bruno Mégret (MNR) pris en faute : le candidat MNR avait bénéficié « du concours du personnel communal » de Vitrolles (Bouches–du–Rhône) dirigé à l'époque par sa femme. Cette fois, tous les prétendants à l'Elysée vont pouvoir bénéficier du remboursement partiel de l'Etat.

La somme à répartir est « coquette » : 45 millions d'euros. Sans surprise, les deux « cigales » sont les finalistes, au coude–à–coude avec respectivement 10 797 000 € et 10 783 200 € pour Royal et Sarkozy. C'est quinze fois plus que la « fourmi » trotskiste Gérard Schivardi (713 000 €), le moins dépensier de la campagne. Même le « fauché » José Bové – qui avait dû contracter un prêt personnel de 600 000 € pour couvrir ses frais – peut pousser un ouf de soulagement.

Besancenot, premier de la classe

Bien épaulés par la commission, les candidats ont donc joué les bons élèves. Tous sauf un (Olivier Besancenot) ont toutefois fait l'objet de « reformations » ou de corrections. Les « cas » Sarkozy, à la fois ministre et candidat, et Royal, présidente de région et candidate, ont longuement occupé la commission. Distinguer les dépenses de campagne de celles qui sont liées à l'exercice d'un mandat ou d'une fonction, « c'est un problème épineux », a reconnu François Logerot.

Certaines inscriptions de dépenses ont également fait tiquer les rapporteurs. A lui seul, l'actuel chef de l'Etat fait figurer dans son compte de campagne « 34 445 € de frais de maquillage ». Ségolène Royal n'est pas en reste avec « 51 659 € de frais de maquillage et de coiffure ». Beaux brushing !

Relire l'article.

 
 Avertissement 
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE | cnccfp © 2006-2017