* Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

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Presse écrite.

Le Figaro (18/01/2008)

Les surprises des comptes de campagne de la présidentielle.

Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec AFP, Le Parisien

Frais de maquillage, installation de détecteurs de micros... les dépenses des 12 candidats à l'élection de 2007 ont été validées par la commission de contrôle. L'occasion d'apprendre quelques petits et grands secrets sur les postulants.

Pour la première fois cette année, ce n'est pas le Conseil constitutionnel, mais une commission de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui s'est livré au difficile exercice d'examiner toutes les factures et tous les reçus présentés par les 12 candidats à la présidentielle. Le document final ne sera disponible qu'en juin, mais la CNCCFP a déjà livré la plupart des résultats.

L'occasion de connaître quelques chiffres. Au total, les candidats ont dépensé « environ 76 millions d'euros », dont 45 millions seront remboursés. Le plus économe est sans conteste Gérard Shivardi avec à peine 713.000 euros dépensés, alors que le plus dépensier s'avère, sans surprise, être Nicolas Sarkozy avec 20,962 millions d'euros. Ségolène Royal le talonne avec 20,615 millions.

Besancenot meilleur élève

Aucun candidat n'a été recalé, contrairement à 2002 où Bruno Mégret avait subi les foudres du Conseil constitutionnel. Mais la commission a tout de même dû rectifier les comptes de 11 candidats sur 12. Seul Olivier Besancenot a vu sa comptabilité de campagne « approuvée purement et simplement ». Pour les autres, 900.000 euros ont dû être retirés des sommes remboursables, car ils correspondaient à des dépenses « non–électorales ».

Car, la commission le reconnaît volontiers, il est « épineux », voire impossible parfois, de distinguer entre ce qui relève des dépenses du candidat de ce qui touche à son activité normale. Particulièrement lorsque le postulant se trouve être ministre en exercice, comme Nicolas Sarkozy, ou président de conseil régional, comme Ségolène Royal.

Du maquillage et de détecteurs de mouchards

Autre question difficile à trancher, celle du web. La commission a estimé que le blog officiel d'un candidat pouvait rentrer dans les comptes de campagne, mais pas les blogs de soutien à ce dernier. Même dilemme pour les livres. Celui de Nicolas Sarkozy, « Témoignage », a été jugé trop personnel pour figurer dans les comptes de campagne.

Surtout, certaines dépenses ont posé question à la commission. La candidate socialiste a ainsi tenté de faire rembourser au titre de dépense de campagne l'acquisition, pour 53.581 €, d' « appareils de mesure de détection de fréquence ». En clair, des détecteurs de micros, destinés à sécuriser son QG, au 282 boulevard St–Germain. La commission a refusé de rembouser ce matériel.

L'autre élément auxquels les deux finalistes de l'élection ont accordé de l'importance, du moins au vu des dépenses, n'est autre que... le maquillage et la coiffure. Ségolène Royal a demandé le remboursement de pas moins de 51.659 € sur ce poste. La commission lui en a accordé un tiers. Nicolas Sarkozy n'est pas en reste, qui réclamait le remboursement de 34.445 € de maquillage. Certaines factures se montaient à 450€ pour une heure de prestation.

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