* Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

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Presse écrite.

Les Nouvelles de Tahiti (25/06/2008)

Le Fetia Api joue les intermédiaires.

L'ESSENTIEL

ACCORD NOUVEAU CENTRE. La Commission des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a entériné le transit de l'aide publique par le Fetia Api pour le Nouveau Centre : plus de 122 millions de Fcfp ! Le parti polynésien touchera dans la manoeuvre une commission de 2,3 millions de Fcfp...

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a rendu public son dixième rapport d'activité. Il concerne le contrôle des comptes de campagne pour les élections présidentielles et législatives de 2007.

L'accord entre le Nouveau Centre et le Fetia Api fait entrer ce dernier dans l'histoire. Le Fetia Api est le premier parti d'outre–mer à dépasser le million d'euro (119 millions de Fcfp) d'aide publique.
Avec un total de 1,024 million d'euros (122,193 millions de Fcfp), il pointe même à la huitième position des partis politiques.

En novembre dernier, 23 parlementaires du Nouveau Centre (18 députés et 5 sénateurs) se sont rattachés au Fetia Api. Le Nouveau Centre ne répondait pas aux critères exigés en métropole pour bénéficier du financement public (les candidats doivent obtenir au moins 1 % des suffrages exprimés dans 50 circonscriptions). Les conditions étant plus souples pour l'outre–mer (avoir obtenu 1 % des votes pour la totalité des circonscriptions), il s'est donc allié au Fetia Api. Le parti de Philip Schyle s'est engagé à reverser 1,004 million d'euro (119,8 millions de Fcfp), touché au titre de la 2e fraction de l'aide publique (lire ci–contre), au Nouveau Centre en échange d'une commission de 20 000 euros (2 386 600 Fcfp).

Le Fetia Api a par ailleurs été sanctionné pour non–respect de la parité concernant ses deux candidats lors des législatives en Polynésie. Il présentait deux femmes, Thilda Fuller et Henriette Kamia. La première avait rassemblé 452 voix, la seconde 569. Faute d'avoir respecté la loi, le nombre de voix et par conséquent la première fraction de l'aide publique ont été divisés par deux. Le Fetia Api a touché 854,07 euros (102 000 Fcfp) à ce titre. Le président de la commission, François Logerot, a ironisé sur le fait que le Fetia Api touchait 1,024 million d'euros (122 millions de Fcfp) au total alors que seulement quelque 500 voix étaient prises en compte. François Logerot ne s'est pas prononcé sur l'interprétation extensive qui a été faite du texte par les deux partis : « Nous ne faisons pas de proposition, c'est un sujet trop politique ».

Avec ses trois parlementaires, le Tahoeraa a touché pour la première fraction 30 232 euros (3 607 584 Fcfp) et pour la deuxième fraction 133 477 euros (15 927 810 Fcfp), soit un total de 163 709 euros (19 535 394 Fcfp). En 2007, il avait touché 78 693 euros (9 390 435 Fcfp) au titre de la première fraction mais seulement 88 788 euros (10 595 075 Fcfp) au titre de la seconde en raison du départ de Béatrice Vernaudon. L'ex–députée s'était rattachée à Metz pour tous – Démocratie et République.
Les rattachements sont en théorie anonymes mais peuvent être rendus publics par les intéressés. L'UPLD n'apparaît pas dans le rapport de la commission.

Correspondant à Paris, David Martin

Calcul des fractions

La première fraction de l'aide publique est partagée, de façon proportionnelle, entre les formations dont les candidats ont obtenu chacun au moins 1 % des suffrages exprimés dans 50 circonscriptions, lors des plus récentes élections pour la désignation des députés à l'Assemblée nationale (dans les collectivités d'outre–mer, il suffit de 1 % des votes pour la totalité des circonscriptions) : le résultat obtenu est éventuellement diminué à l'égard des partis ne respectant pas la parité hommes–femmes pour l'ensemble des candidatures.
La seconde fraction de l'aide publique est partagée entre les formations, bénéficiaires du premier versement proportionnellement au nombre de députés et de sénateurs déclarant chaque année se rattacher à l'une d'elles.

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