* Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

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Presse écrite.

Le Canard enchaîné (24/03/2010)

Campagne bien battue.

Sarko, Fillon et consorts se sont beaucoup dépensés au cours de cette campagne électorale. Comme d’autres avant eux, ils n’ont pas hésité à mettre les services de l’Etat à contribution. Inventaire — non exhaustif — des trucs, petits et grands, destinés à limiter la casse électorale. Au propre comme au figuré.
Au soir du second tour, tous les dirigeants UMP, au premier rang desquels Jean–François Copé ou Rama Yade, disaient avoir entendu « la détresse du monde rural ». et, en particulier, celle des agriculteurs. Le lundi précédant le premier tour du scrutin, le ministère de l’Agriculture avait d’ailleurs pensé très fort à eux, en envoyant aux 97 000 producteurs laitiers une lettre recommandée avec accusé de réception. Les plus « touchés par la crise du lait » seront ainsi les prochains destinataires « d’une aide directe ». Merci qui ?

Au piquet en piqué

Depuis début janvier, Sarko et Fillon totalisent 25 déplacements électoraux : 10 pour le Président, 15 pour son premier ministre. Ils auraient eu tort de se priver. Surtout depuis que le Conseil constitutionnel a jugé que « les frais de déplacement de représentants d’une formation politique venus soutenir un candidat ne sont pas des dépenses électorales ». Autrement dit, il est permis d’utiliser à tout —va les avions de la République sans risque de crever le plafond des dépenses électorales autorisées.
La Commission des comptes de campagne et du financement s’avoue aujourd’hui « dans l’impossibilité de vérifier que la dépense n’a pas été prise en charge de manière irrégulière par une collectivité publique ». Voire une personne morale. Ce qui est totalement contraire aux lois de 1995 sur le financement de la vie politique. De quoi faire se retourner dans sa tombe leur auteur, Philippe Seguin (alors président de l’Assemblée) Que Sarko et Fillon ont tant pleuré.

De haut vol

Entre les deux tours, Fillon s’est beaucoup envoyé en l’air. Le 18 mars, il s’est rendu à Marseille, avant de rejoindre Strasbourg dans la soirée. Et chaque fois à bord de jets loués à des compagnies privés, boudant le parc d’avions gouvernementaux. « l’ Élysée se réserve des avions en cas d’urgence, explique Matignon. Et il faut partager ceux qui restent avec les ministres ». Trop sympa , Fillon....
Ce matin là, donc, comme l’atteste le plan de vol que « le canard » s’est procuré, le Premier ministre a utilisé un Falcon 900 de la compagnie Aéroservices, avant d’embarquer le soir même dans un appareil identique appartenant à la compagnie portugaise Masterjet. Pour des raisons de sécurité, un avion suiveur – dit « spare  » – sans passagers, s’inquiétait des évolutions du Premier ministre. Coucou qui, lui, fait bien partie de la flotte républicaine.

Mi–mandale

Très vite, l’exécutif a compris que ces élections de demi–mandat pouvaient tourner à la déconfiture. Preuve irréfutable : la signature, le 4 février, d’un audacieux décret relatif aux cérémonies publiques, honneurs civils et militaires.
Ce texte modifie le rang des préséances entre les différentes assemblées. Dans le protocole, les « représentants au Parlement européen » prennent place immédiatement après les parlementaires nationaux. Et devancent désormais largement les présidents de Région.
Gouverner, c’est vraiment prévoir.

Didier Hassoux

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