* Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

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Presse écrite.

Le Monde (17/01/2008)

Les comptes de campagne des candidats à la présidentielle ont été validés.

Aucun compte d'un candidat à la présidentielle n'a été rejeté », a déclaré jeudi 17 janvier le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), en présentant ses voeux à la presse, rappelant que « pour la première fois en 2007, la commission a contrôlé les comptes de campagne » des prétendants à l'Elysée, soit 12 candidats. Cette tâche était assumée, lors de l'élection présidentielle de 2002, par le Conseil constitutionnel, qui avait rejeté les comptes de Bruno Mégret (MNR) – et donc rien remboursé –, considérant qu'il avait bénéficié du « concours du personnel communal » de Vitrolles, la ville dont sa femme était la maire.

QUATRE CANDIDATS ONT OBTENU LE REMBOURSEMENT MAXIMAL

En 2007, les dépenses globales des candidats ont atteint « environ 76 millions d'euros », « un peu moins qu'en 2002" où 16 candidats s'étaient présentés. « Le remboursement décidé par la commission s'élève à environ 45 millions d'euros », contre "53 millions en 2002", a indiqué M. Logerot. Les candidats ne pouvaient dépasser un plafond de dépenses électorales pour le scrutin, de l'ordre de 16 millions d'euros pour chaque candidat au premier tour et de 20 millions pour les deux accédant au second tour. En 2007, quatre candidats seulement (Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean–Marie Le Pen) ont dépassé les 5 % de suffrages qui leur donnent droit au remboursement maximal, contre sept candidats en 2002. Les décisions concernant chaque candidat ont été publiées au Journal officiel le 10 janvier. On y découvre que seul Olivier Besancenot (LCR) a vu ses comptes validés du premier coup, alors que les autres candidats n'ont obtenu le blanc–seing qu'après réformation (ajout ou suppression des dépenses initialement déclarées par les mandataires des candidats).

La commission rendra son rapport d'activité sur la présidentielle en juin. Elle y fera des propositions, afin que le législateur puisse éventuellement clarifier certains points des textes de loi. Car les neuf membres de la commission ont dû trancher sur des phénomènes nouveaux. L'importante utilisation d'Internet d'abord — François Bayrou ayant effectué les plus grosses dépenses en ce domaine, précise–t–on à la commission — : un site officiel doit être inclus dans les comptes, mais l'arbitrage peut varier concernant le blog personnel du candidat, tandis que ses sites de soutiens individuels et extérieurs ne peuvent être comptabilisés. Il a fallu aussi se pencher sur les nombreuses parutions d'ouvrages de candidats, les voyages que certains ont effectués à l'étranger, et distinguer les dépenses du candidat et celles liées à ses autres fonctions, par exemple de ministre ou d'élu local. D'ici là, la commission devrait publier au JO, en mars, ses décisions concernant les comptes des 7 640 candidats aux législatives de juin dernier.

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